Les règles du jeu de la campagne présidentielle

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Renforcée par le quinquennat (depuis 2002) qui présidentialise un peu plus le régime, l’élection présidentielle repose sur des règles. D’ordre constitutionnel tout d’abord. De sélection des candidats au sein des partis ensuite. Et enfin, en termes de stratégies d’information et de communication politiques.

Élection centrale sous la Ve République

Mode de scrutin et organisation des bureaux de vote, calendrier, conditions de parrainage, procédures en cas de contentieux organisent le volet pratique et matériel. S’y ajoutent les règles relatives au financement de la campagne et celles qui précisent les moyens de communication utilisables ou interdits.

Cette élection centrale sous la Ve République est supervisée par le Conseil constitutionnel, la Commission nationale des comptes de campagne et des financements politiques, la Commission nationale de contrôle de la campagne électorale et enfin par le CSA.

Un mode de scrutin clair et singulier

Le mode de scrutin présidentiel, simple, clair, nationalise l’élection. Il est quasi immédiatement suivi par les législatives. L’élection repose sur le résultat d’une compétition de partis et aussi de personnalités et ces deux notions se trouvent largement combinées.

Naturellement, la modalité la plus singulière du scrutin (deux candidats au 2e tour), pèse tant sur les stratégies que sur le débat lui-même. Aussi, la communication des « candidats majeurs » se trouve-t-elle traversée par une double exigence : se distinguer et rassembler. Il en va de même en amont pour les formations qui choisissent le système des primaires.

Un financement très règlementé

Les affaires politico-financières des année 80 ont emmené le Parlement à légiférer afin d’assurer une plus grande transparence de la vie politique et des campagnes électorales. Sur ce dernier point, il convient de retenir cinq grands principes : le plafonnement des dépenses, l’obligation de transparence, l’interdiction des dons des personnes morales et la limitation des dons des particuliers, l’aide de l’Etat aux candidats et enfin le contrôle des financements par une commission indépendante.

1965 : le marqueur de la communication post-moderne

Légitimée et professionnalisée en 1965, cette communication ne revêt guère de nouveauté sur le principe. Des pharaons égyptiens qui édifièrent des monuments pour revendiquer leur puissance à Jules-César (l’obéissance par l’identification) en passant par la rhétorique (Ve siècle avant J-C.) avec les Sophistes qui enseignaient l’art de l’éloquence, on a toujours communiqué !

Reste qu’aujourd’hui, la communication électorale constitue un exercice délicat. Il convient de faire connaître son message à près de 48 millions d’électeurs en alternant la communication directe et la communication indirecte. Il s’agira d’élaborer et de piloter une stratégie d’image et de répondre au questionnement des électeurs : ce candidat est-il à la hauteur de la fonction ?

Freddy Roy

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